Les normes à respecter
Pour être qualifié de "biologique", un produit doit respecter strictement les normes de l’agriculture biologique, clairement définies dans les règlements CEE (2092/91 pour la production végétale et 1804/99 pour la production animale) et être produit, transformé et conservé sans produit de synthèse et selon le cahier des charges.
Quelles sont les normes de base à respecter ?
Pas d’utilisation d’engrais chimiques.
Pour la fertilisation du sol, l’agriculture biologique a recours à des engrais organiques comme le fumier ou le compost. L’humus, qui provient de la décomposition des matières organiques présentes dans le sol, est également un allié de l’agriculteur bio. Grâce à une sorte de comptabilité des minéraux (on prend en compte la quantité de minéraux apportée par l’engrais et la quantité qui a quitté le sol sous la forme de récolte), la fertilisation a lieu au moment adéquat et uniquement là où il le faut.
De plus, dans l’agriculture biologique, on utilise des "engrais verts": des plantes qui absorbent l’azote de l’air pour le restituer à la terre (comme par exemple les légumineuses). Une fertilisation naturelle à l’azote, en quelque sorte.
Pas d’utilisation de pesticides et herbicides.
Pour préserver les plantes des maladies et des insectes, les agriculteurs biologiques ont recours à des mesures préventives.
L’agriculture biologique fait aussi appel aux prédateurs naturels (par exemple, les coccinelles combattent les pucerons et les ichneumons, la mouche blanche) ou à certaines "mauvaises herbes" qui vont chasser naturellement les insectes indésirables.
L’utilisation de produits génétiquement modifiés (OGM) est interdite.
Pas question de nourrir les animaux avec des aliments génétiquement modifiés ou contenant des composants d’OGM! Les animaux reçoivent une alimentation surveillée et biologique.

